L’abeille noire

Il faut sauver l’abeille noire !


L’abeille noire est une abeille d’une extrême rusticité et d’une extrême douceur aussi : elle n’est pas agressive contrairement à ce qui est prétendu. C’est un animal sauvage qui doit être compris comme tel. Avec ses décennies de travaux de recherche, Lionel Garnery éclaire de la lumière du généticien impartial les constats de terrain : « nos abeilles meurent de dilution génétique, les populations étant polluées par des gènes non adaptatifs, issus des importations ».

La valeur patrimoniale de l’abeille noire, sauvage et irremplaçable n’a pas de prix. Le retour de communs (Elinor Östrom) pour sa préservation apparaît comme une nécessité.

Utilisées pour la production de miel jusque dans la seconde moitié du 20ème siècle, les populations d’abeilles noires régressent inexorablement depuis 40 ans. En cause, l’agriculture intensive et son flot de pesticides, des parasites mais surtout une hybridation forcée avec d’autres espèces d’abeilles importées qui, peu à peu, entraîne la disparition du patrimoine génétique de l’abeille noire.



Les abeilles importées sont des abeilles d’élevage, des abeilles sélectionnées. Elle correspondent aux attentes des apiculteurs mais pas aux besoins de l’espèce. Elles remplacent l’abeille noire et tout va maintenant très vite !

Les abeilles d’importation doivent être nourries au sucre parce que mal adaptées chez nous et trop sélectionnées. Elle doivent aussi être déplacées et leurs reines se reproduisent mal, il faut les remplacer artificiellement et leur durée de vie est de plus en plus courte.

Vincent CANOVA, Roubuols, 07190 Gluiras (France)
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