

Il faut sauver l’abeille noire !
L’abeille noire (Apis mellifera mellifera ouApis mellifera mellifica) est une sous-espèce européenne de l’abeille à miel dite « domestique » (Apis mellifera). C’est notre abeille locale, la première abeille à miel a avoir colonisé le nord-ouest de l’Europe il y a un million d’années. Elle est la seule abeille à miel naturellement présente en France et a survécu aux périodes de glaciation successives. Il serait inimaginable que cette abeille noire périsse à cause de nous, les humains et notre manière de pratiquer l’apiculture. Sa conservation est tout simplement un devoir, quelles que soient les formes d’apiculture choisies.

L’abeille noire, c’est une abeille sauvage, c’est la seule abeille mellifère, endémique et naturelle, en France, en Europe de l’ouest et du nord. De couleur brun-noire, cette abeille plus sombre que ses voisines européennes est une merveille de la nature. Avec un abdomen particulièrement large et volumineux, équipée de nombreux poils, c’est une formidable récolteuse et disséminatrice de pollen. Elle assure depuis toujours la survivance de nombreuses plantes sauvages et contribue au rendement et à la qualité d’une grande partie des productions agricoles. Sa lente coévolution avec son environnement lui confère des qualités exceptionnelles et fait d’elle une abeille respectueuse des autres pollinisateurs.
L’abeille noire est une abeille d’une extrême rusticité et d’une extrême douceur aussi : elle n’est pas agressive contrairement à ce qui est prétendu. C’est un animal sauvage qui doit être compris comme tel. Avec ses décennies de travaux de recherche, Lionel Garnery éclaire de la lumière du généticien impartial les constats de terrain : « nos abeilles meurent de dilution génétique, les populations étant polluées par des gènes non adaptatifs, issus des importations ».
La valeur patrimoniale de l’abeille noire, sauvage et irremplaçable n’a pas de prix. Le retour de communs (Elinor Östrom) pour sa préservation apparaît comme une nécessité.


Utilisées pour la production de miel jusque dans la seconde moitié du 20ème siècle, les populations d’abeilles noires régressent inexorablement depuis 40 ans. En cause, l’agriculture intensive et son flot de pesticides, des parasites mais surtout une hybridation forcée avec d’autres espèces d’abeilles importées qui, peu à peu, entraîne la disparition du patrimoine génétique de l’abeille noire.

Elle est la seule abeille à miel naturellement présente sur notre territoire. Elle est autonome et n’a pas besoin d’être nourrie par l’homme. Pourtant elle disparaît. Cette super abeille est ainsi en train de s’effacer de nos territoires, avec une accélération ces 10 dernières années qui va mener à sa disparition… Si nous ne faisons rien ! « Je le dis franchement : l’abeille noire est en danger, elle ne risque plus de disparaître, elle disparaît ! Et nous devons la sauver. Je parle volontairement d’un devoir ! » explique Vincent Canova.

Les abeilles importées sont des abeilles d’élevage, des abeilles sélectionnées. Elle correspondent aux attentes des apiculteurs mais pas aux besoins de l’espèce. Elles remplacent l’abeille noire et tout va maintenant très vite !
Les abeilles d’importation doivent être nourries au sucre parce que mal adaptées chez nous et trop sélectionnées. Elle doivent aussi être déplacées et leurs reines se reproduisent mal, il faut les remplacer artificiellement et leur durée de vie est de plus en plus courte.




Vincent CANOVA, Roubuols, 07190 Gluiras (France)
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